Question

bonjour, je connais une jeune fille de 17 ans qui a de grave problèmes psychologiques, elle raconte des mensonges à tout le monde sur sa vie, des choses terribles, elle y croit c'est certain!! Surprise dans une situation équivoque au sujet d'un de ses mensonges, elle est depuis devenue agressive et très méchante avec la personne qui a vu et qui peut donc démentir ses propos. Depuis des semaines son but premier est d'isoler la personne, en racontant dans toute l'école que l'autre jeune fille est folle et dépressive, elle va jusqu'à inventer des mails et des sms de menaces de l'autre fille, ce sont de pures mensonges facilement démontable ,mais qui pourissent la vie de l'adolescente visée qui doit sans cesse se justifié face à sa prof. A la moindre contrariété elle pique des crises de nerfs, elle pleure et quitte précipitamment les cours. Les contrariétés sont de tout ordre, incapacité à mettre en oeuvre les consignes de la prof, rire ou signe d'amitié de la fille qu'elle considère comme un danger pour elle, bien que celà n'aie aucun rapport avec elle-même. Elle ne supporte pas le fait que l'autre jeune fille aie lié des amitiés au sein de la classe.Ses parents et elle ont éxigé qu'aucun signe évident de complicité entre les élèves ne soit visible en classe, et le pire c'est que la direction de l'école à cédé, il est maintenant imposé aux élèves le devoir d'avoir une attitude neutre les uns envers les autres pour ne pas perturber la jeune fille durant les cours. L'école à auparavent tenté de faire entendre raison aux parents de cette personne, ils ont proposer une consultation avec l'assistante sociale, demandé que la jeune fille interrompe son apprentissage pour se faire soigner les parents ont tout refusé en bloc, mais impose leur fille à l'école avec des exigeances envers les autres enfants qui dépassent l'entendement.Contactée l'école se dit impuissante!!???? Il doit bien y avoir un moyen d'aider cette jeune fille, d'obliger les parents à la faire soigner et de soulager les autres enfants d'une situation qui leur est pénible.

23 janvier 2010 | Age : 38 | Ville : genève | Pays : ch | Sexe : f


Réponse

Bonjour,

La situation que vous décrivez est en effet préoccupante. Je comprends que vous vous révoltiez à l’idée que cette jeune fille ne reçoive pas d’aide, alors que manifestement elle en a besoin. Le fait que ses parents le réfutent n’arrange évidemment pas les choses. Cependant il est vrai qu’il est extrêmement difficile d’obliger quelqu’un à se soigner lorsqu’il n’a pas conscience d’en avoir besoin, et que son entourage ne l’y encourage pas.

Néanmoins, le fait de ne pas entrer «dans son jeu» en ne lui permettant pas de définir les règles en vigueur  dans la classe et en s’opposant à sa «tyrannie» ne pourrait que lui rendre service et favoriser une prise de conscience de son état. Et c’est bien, en effet, le rôle des enseignants ou de la direction de l’école, de ne pas accepter ses exigences, compte-tenu de l’influence qu’elles ont sur l’ensemble de la classe et sur l’élève qui en subit le plus les conséquences.

Je ne vois donc pas d’autres possibilités que de continuer à faire pression sur l’école pour qu’elle intervienne avec plus d’autorité auprès de cette jeune fille et de ses parents afin que des solutions soient trouvées dans son propre intérêt et dans celui des autres élèves. Si ce n’est déjà fait, peut-être serait-il utile de mobiliser d’autres parents d’élèves ?

Vous pouvez aussi suggérer à la direction de faire intervenir dans la classe l’équipe du Point. C’est un service du département de l’instruction publique de Genève qui a pour mission d’intervenir lorsqu'il y a des conflits au sein d'une école. Vous en saurez plus sur ce service en cherchant sur google « Le Point-Etat de Genève ». Ce service ne pourra pas proposer une aide spécifique pour cette jeune fille mais pourrait faire un travail avec l’ensemble de la classe autour de cette situation particulière. Cela pourrait éventuellement constituer un début de solution… Voilà ce que je peux vous répondre, en espérant que cette jeune fille puisse finalement accepter de l’aide.

 

 

 


| retour à la liste des questions | question suivante
 

© 2008 SOS Enfants Genève. SOS Enfants est un service du Bureau Central d'Aide Sociale (BCAS), Fondation de droit privé.